SEPULTURE CLUB


Certes, vous n'êtes sans doute pas légion à vous en souvenir (vous n'étiez de toute façon pas foule à vous y rendre et encore moins à daigner lire ce qu'on y torchait), qu'avant il y'avait une petite flaque cinéphilique ici-bas, créée par Takeshi Le Sushi, peaufinée par votre serviteur et gangrénée par deux zigotos nommés Hiyoko & Aiwass; que celle-ci n'a jamais grandi; qu'elle a été abandonnée - lâchement - par ses deux célèbres contributeurs qui chacun de leur côté sont retournés à une vie autrement plus monotone, l'un préparant son avenir dans le business de la focale et l'autre stagnant misérablement sur son lopin de soltitude; Mais heureusement le vieux Yokeshi veille au grain - revenu d'entre les morts (encore ? tout est possible en 16/9 mes agneaux) et prêt à en découdre avec la machine. A partir de maintenant vous lirez Kopfkino (le titre est bien trouvé hein ? oui mais fallait y penser) et vous vous remémorerez  son illustre ancêtre, où les wordgames et l'innocence folle de la jeunesse se faisaient florilège de sens.


Pour le souvenir - notre recueillement: nouvelle flaque


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¥.T.K. SOS ECOUTE

menaces terroristes, faires parts de décès & publicités mensongères:
KLAUSK@HOTMAIL.FR

insultes et compliments
---> commentaires


Guests sans veste


Shamo, Pou-Soi Cheang, 2007


Putain, ce film est une telle merde que je vais même pas vous en parler, j'aurais peur d'en faire de la publicité.

Sachez juste, pour ceux qui ont lu le manga (Coq de combat, l'histoire de Ryo Narushima, qui a tué ses parents, bouffe des bites en prison, se prostitue, tabasse à mort des gus dans la rue, viole des meufs, etc...), ou même simplement les trois premiers tomes, ça suffira, que:

 

1 – Le senseï de Ryo est une jeune racaille (WTF ??)

2 – Ryo a une petite copine (!)

3 – Y'a un twist de merde à la fin que je vous spoile tellement c'est drôle: en fait c'est pas Ryo qui a tué ses parents... mais sa soeur !!! hahahahaha, ouhouhouh...

 

Bon, on peut continuer longtemps, Ryo c'est la tronche d'un fils à papa, il fait plaisir au spectateur (merci le twist), c'est filmé avec un plâtre, putain ils auraient au moins pu réussir les scènes de baston, mais non mon pote ! Attends, d'ailleurs y'a un moment où je crois que Ryo il tue son senseï dans une bataille dans la forêt (???), mais j'devais pas être très attentif.

Je crois que c'est encore pire que Dog Bite Dog, qui au moins avait de bonnes scènes bourrines.

Je vous décourage fortement d'être curieux, merci pour eux – non mais merde quoi, une histoire de japonais filmé par des chinois ??


 


 

Saimonax

Par Kopfkino
Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 03:43
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Gondolant ce jeu de mot, n'est-ce pas ? YOK YOK YOK !!!!

Mes agneaux en sucre; mes brebis d'amour, mes boutchous laineux; mes chers brebious... vous ne vous en rendez peut être pas compte, mais vous êtes en train d'assister à un guest anciennement ceptionnel (ce qui veut dire ex-ceptionnel, pour rappel) - celui d'une star
venue nous parler en plus amples détails de sa passion pour les croûtes nippones, les appareils dentaires géants et les lasers qui font "pwwiu pwwiu" : notre bon Raoulito, aka Saimonax, aka Cybermone, aka Tpatte sous la table, plus connu sous le cybernom de Saimone - Saimone qui me souffle d'ailleurs à l'instant dans l'oreillette droite: "j'veux rester invité pour un moment, tant que j'aurais pas le temps d'en faire un peu plus quoi...".

Saimone, on t'aime fort.




« J'ai toujours été un faux fan de S-F. En fait j'me souviens plus très bien mon premier contact avec le milieu, mais je crois que ça devait être Akira, j'étais tout gosse, et ça m'a littéralement traumatisé, tu comprendras. J'ignore si c'est pour ça que c'est un all time fav, ou simplement parce que c'est de la bombe bébé, mais le fait est que j'ai pris contact avec les fils de cuivres dans les bras, les armes laser et le futur totalitaire avec ce film. En fait on appelle ça Cyberpunk, moi j'en savais rien, j'avais même pas 10 ans, et j'ai bien regardé ce truc tout les mois pendant 10 ans encore. Je sais pas si tu te rends compte de l'impact révolutionnaire de ce machin, en France ça venait de nulle part (du Japon, en fait, on avait été éprouvé par le Club Dorothée, j'en garde les stigmates), jamais on avait vu une telle animation, un truc aussi poussé, léché, dans tout, les dessins, la fluidité, la musique (putain con, la musique quoi !) ; alors imagine quand t'es môme, t'as l'impression d'avoir grandi dans ce monde, avec les technologies qui rappetissent chaque année, et qui se multiplient en démocratisation, c'est dingue...Moi les flingues laser j'y croyais vraiment, que ça existait dans la réalité, et je le crois encore, qu'est-ce que tu t'imagines ?

 

Plus ou moins à la même période, disons quelques poignées après, j'ai découvert Ghost in the Shell, et là encore, la même ignorance, la même claque, et la même règle cyclique dans les pupilles. Je suis amoureux du Major, pas toi ? Et le pire dans tout ça, c'est que ça allait encore plus loin qu'Akira: terminal cérébral branché sur le réseau, cerveau bossté et corps artificiels, avec la police qui traque le hacker du dimanche, des effets visuels qui torchent ces même pupilles plus vieilles et plus sensibles, bien que forgées dans l'acier des sabres japonais – la myopie aura ma peau, toi même tu sais. Je fais l'impasse sur les films de S-F qui sont passés devant mes yeux en même temps, y'en a trop, que j'ai adoré, avec regrets, type 5e élément, avec panache, comme Blade Runner, en dissonance – joie + honte + jouissance + abusé + c'est trop bon, aka Matrix, le petit guide du geek incarné, oui madame.

 

Et donc, encore plus ou moins après, j'ai découvert Tetsuo, et j'te raconte pas comment j'ai pas compris. Mes yeux ils ont pas cligné pendant 50 minutes, mes membres tressautaient, tout crispé qu'ils étaient, à coller la paume sur l'accoudoir jusqu'à ce que la sueur l'en détache. Jamais j'ai subit un tel choc, encore aujourd'hui, j'en reste marqué, j'ai un corps de fer, j'suis blasé par la violence, comme si j'y étais habitué, à force de taper dessus, les yeux ont des filtres, à force, l'imaginaire aussi, on s'habitue à tout, même au pire, et c'est c'que j'venais de subir. Des barres de métal dans les jambes, dans le crâne, des excroissances sur le bras, l'épaule, un amas de matières non-organiques ne faisant qu'un avec la chair usée, et mieux, encore, une putain de bite à la foreuse. Comment veux-tu ? Y'avait rien de futuriste là dedans, c'est même en noir et blanc, aucuns effets spéciaux numériques, et merde quoi, de l'image par image ! Le truc old school par définition, un truc de puriste, de pauvres, de renégats, de punk - mais le mec il était tellement too much dans son body, c'était Tetsuo, le Tetsuo de Akira, le mec qui mute, le truc qui fait à la fois peur et envie, c'est Cyberpunk dans la forme ça coco, pas dans le fond, mais dans ce cas là, c'est vraiment la dernière chose dont on s'occupe – j't'ai pas raconté comment j'ai coulé des douilles avec de la 'ka devant l'écran ? Métaphysique, c'est un joli mot.

 

Après, j'ai cherché, sans cesse, des successeurs, des égaleurs, des inspirés, même des pas très bons mais qui se regardent... 964 Pinocchio c'est rigolo, c'est old school, hystérique, l'histoire y'en a pas, le punk il est marrant, mais ça va pas chier très loin non plus, ça donne presque mal au crâne, la focale là, beurk, et c'est quand même super cheapos le maquillage... Rubbers Lover il est déjà plus classe, moins bavard, moins démonstratif (noir et blanc, encore, toujours), mais viscéral, ah ça mon salaud, futuriste un peu, mais pas trop ; le corps il est torturé, tordu, transmuté, fusionné, haché, acier métal dans la gueule (la vraie), sons amplifiés bien cracra (miam la scie) ; bon, il est long, c'est vrai, c'est un défaut pour le genre, une heure grand max et tu rempiles, là l'experience ça fait long dans les mirettes, la tête gonfle un peu, je t'avoue.

Pour rigoler, y'a Electric Dragon 80 000 V, du Street Fighter à la Tetsuo, en version humour avec intertitre, fatality, coups spéciaux et power up. La forme évoque Tsukamomo (je suis le seul à pouvoir l'appeller comme ça, imbécile), black and white (Jeter is watching us), caméra qui bouge, riffs de guitare, corps-éléctricité, toit d'immeuble, ligne THT, Tadanobu Asano (ist krieg), tout est dit. Et ça dure 50 min mon gars, t'as vu.

 

Et comme toi aussi t'es un sale geek, faudrait pas oublier de mettre Texhnolyze, un manga, une série, Otomo like qui baise la petite Lain sans préservatif: c'est assez lent, des gros coups de jus par ici, de la pure musique, un chara d'enfer, une histoire gentillette (complots politiques, modifications corporelles au marché noir, mafia, la routine quoi), une archi qui pète (j'ai pensé à Blame! Sur le premier épisode), un personnage aussi bête que solitaire, aussi hargneux que faible, comment veux-tu² ?

 

Sûr que je vais t'épargner une liste, tu peux aller sur wikipédia sale feignant, y'a pas mal de bon matos ; j'avais surtout envie de te faire partager un petit morceau de mon intimité, et t'aider à faire le tri dans les images qui bougent – tu m'en voudras pas t'avoir omis un bon pan de cette culture de geek, sans doute que je les aime pas, et je suis trop nice aujourd'hui pour casser du sucre... P'têt bien que j'les ai pas vu aussi (Teenage Hooker Became a Killing Machine, entres autres, qui attends depuis un bail, mais ça a l'air tellement pourri, haha...). Donc pour vos lettres d'insultes, de menaces, voir en bas à gauche. Merci à vous.

 

PS: pour Existenz, j'allais quand même pas vous en parler, je veux pas voler son rôle à dumkopf, non plus.

 

 

 

Saimone



Par Kopfkino
Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 04:00
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Il semblerait que l'ami Raoul aie enfin daigné ramener ses guêtres en not'bon lieu, comme quoi la patience porte ses fruits (des pooommeeeeuh, des poooireeeeuh et des scoubidou-bidous-ah; oui, je suis fatigué mes brebious). A défaut d'une pure décharge gonzo façon Sai, vous aurez droit à une vraie chronique pleines de grumeaux façon Mone, mais attention, sans analyse (urinaire, à la rigueur). Appréciez-la, il ne fait que passer...


Meatball Machine, Yûdai Yamaguchi & Jun'ichi Yamamoto, 2005 



« Monseigneur se doit de corriger une terrible méprise qui sévit depuis presque 20 ans: ce qu'on appelle le cinéma cyberpunk japonais, c'est tout sauf cyberpunk ; bien que W. Gibson ait clamé le contraire, ce qui ne manque pas d'animer les débats étudiants à lunettes et à barbes – parce que vous avez des interfaces réseaux dans Tetsuo ? Ou un terminal cérébral calé sur la Zone, ou des verres miroirs camouflant des yeux artificiels boostés à vision thermique, ou... Allons bon mes agneaux – voilà que le kino coule dans mes veines, vite, de l'aspirine. Cyberpunk, nous disions. UN film, un, comme « 1 », échappe peut être à cette règle qui n'en est pas une: Meatball Machine. Une histoire d'extra-terrestres mécaniques qui possède ton petit corps afin de le relier à d'étranges canaux métalliques qui oscillent, créent des armes, façon pilote de chasse avec la chair de ta mère. (Alors ouais, je vous voir venir là, l'homme-machine, tu parles de quoi Raoul ? Ouais, je vous encule, le cyberpunk ça se résume pas à une barre de métal dans la jambe, tas de cons) Ta mère, disais-je, elle finit en charpie dès les premières minutes. De la bonne grosse saucisse de Strasbourg écrasée sous la chaussure, la marque en plus ; il y a des dizaines d'idées à chaque plan, c'est assez magique, affreusement cheap, mais magique. Et surtout, on n'a pas affaire à du faux testuo-like comme on voudrait nous faire passer 964 Pinocchio ou Rubbers Lover (qui, s'ils sont bons et chiants, n'en sont pas moins très éloigné... essaye de t'imaginer cette phrase avec le ton universitaire d'un gros barbu aux cheveux blanc, ça jette hein ?), car la grande force de cette machine à viande, outre son humour à tomber (fan de manga ? Tape m'en cinq, sale geek), c'est que la guignolade Miike (un petit doigt pour un corps de merde) est passée par là, et que ça gicle à l'ancienne, Amora's blood on da face, nigga, les membres volent comme au bon vieux temps de l'occupation Allemande, les femmes sont des putes mangeuses d'hommes (what else ?) avec leur supra-turbine à explosion qui te charcutent les tripes façon plumeau-rasoir – imagine un plumeau avec des lames à la place des plumes, imbécile. C'est hystérique, c'est crade, c'est cheap-kitsch-japonais, c'est fun, c'est n'imp', la fin c'est encore plus n'imp', on en veut encore. J'avais d'ailleurs l'intention de vous faire un petit article sur l'histoire du Cyberpunk dans le cinéma japonais, mais vous ne le méritez pas encore, car vous n'êtes pas encore des lecteurs – ceci ne s'adresse pas à scheisskopf, bien sur. See you later, space cowboy.


Saimone


Par Kopfkino
Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 01:49
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C'est dans un élan ô combien douloureux que je vous envoie ceci mes brebis; oh oui je sais, c'est triste, c'est dégueulasse, surtout pour une première invitation. Alors que tu croyais naïvement qu'un pote allait venir poser gaiement chez oit il crache ses aigreurs sur le paillasson et se torche dans le sens de la raie sur les accoudoirs, avant d'achever la moquette au plomb a sanglier. Et je devrais rester là sans broncher ? Une analyse filmique, non mais franchement, si c'était pas toi mon Raoul, j'aurais déjà mis ton nom entre ceux de Besson et Jeunet sur la liste des terroristes à abattre en priorité, mais je suis bon prince et chacun a le droit de s'exprimer, même si c'est pour dire du caca.

Voilà donc, mes pauvres pauvres agneaux, ce qui se passe quand on conseille une toile qu'on a kiffé à un estimé camarade en croyant qu'il a notre goût des choses vraies - il fait la fine bouche et... enfin jugez par vous même, c'est à s'en taillader les veines au couteau à beurre.



DUPONT LAJOIE, Yves Boisset, 1975


« On est quand même mieux entre Français, non ? »

 

« Ce qui suit dévoile certains traits de l'histoire »... mais on s'en branle, y'aura pas de twist.

 

Dupont Lajoie, donc, le patronyme est culte (surtout qu'il s'appelle George, en fait), le film tout autant. Vous n'êtes pas sans savoir que votre serviteur est un grand fan de Gaspard Noé, que je continuerais à défendre bec et ongles, quoiqu'on puisse en dire ; et la comparaison avec Seul Contre Tous c'est plutôt flatteuse, à mes yeux.

 

Jean Carmet, le gros enculé de service, avec ses potes, tous aussi enculés les uns que les autres. Le grand problème de Dupont Lajoie, c'est qu'il est filmé par Dupont Lajoie: c'est caricatural à l'excès. Des beaufs picolent un p'tit rouge au comptoir en lachant des jeux de mots dont le taulier même aurait honte ; ils se pignolent sur les caravanes, participent à des fêtes de campings, n'aiment pas les arabes, et les arabes ils sont gentils, ils travaillent dans le bâtiment (à mon époque c'était les portugais, que voulez-vous...) tout les clichés tu peux les accumuler t'arriveras pas à aller plus loin que ce film. Ce qui rend la première partie du film assez lourdingue, du coup – c'est limite du slogan rasta tant les dialogues sont pauvres.

 

Pourtant, lors de la tragédie, et ce qui s'ensuit, quelque chose émerge, en travers de l'histoire, entre les lignes: la relation entre George aka Dupont le bourru et la petite blonde allumeuse qui finira sous un draps - la relation qui DEVAIT y passer, selon les lois de la physiques ; le moustachu, le bon bougre, terriblement humain, influençable, mais pas aussi stupide que ses congénères, tant il s'en branle de ratoner car lui même il sait, ça fera pas revenir sa fille... Ou ce commissaire, un peu stupide, qui doute, qui veut aider, qu'à rien vu venir mais qui va fermer sa gueule en serrant les dents pour une réussite professionnelle...

 

Ca se voudrait un paradigme sur l'injustice mais juste quand même, oui mon bon monsieur: c'est quand même vachement manichéen, un peu idiot, le final fait plaisir au spectateur, les idiots sont très idiots, les beaufs très beaufs, les flics très... flics, et puis ce qui me dérange surtout, moi le grand humaniste (on dirait pas, hein ?), c'est que c'est aussi profond.... qu'un slogan rasta, tiens, je trouve cette comparaison très pertinente.

 

Finalement quasi aucun rapport avec Seul Contre Tous, aussi bien dans la forme que dans l'absence de fond. Parce qu'après le film, on se dit quoi ? Que les racistes ils sont méchants et que c'est bien fait pour lui ? Que les beaufs ils sont ridicules avec leur concours d'été et que leurs blagues sont aussi clichés que les arabes sont feignants ?

 

Ce n'est ni assez viscéral ni assez subtil pour emporter l'adhésion ; aucun recul alors que c'est le genre de sujet où l'on peut vite tomber dans les travers que l'on dénonce... ce que le film fait, et de la plus belle des manières.

 

(signé Saimone - aka Raoul) 

 

Par Kopfkino
Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 21:18
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