SEPULTURE CLUB


Certes, vous n'êtes sans doute pas légion à vous en souvenir (vous n'étiez de toute façon pas foule à vous y rendre et encore moins à daigner lire ce qu'on y torchait), qu'avant il y'avait une petite flaque cinéphilique ici-bas, créée par Takeshi Le Sushi, peaufinée par votre serviteur et gangrénée par deux zigotos nommés Hiyoko & Aiwass; que celle-ci n'a jamais grandi; qu'elle a été abandonnée - lâchement - par ses deux célèbres contributeurs qui chacun de leur côté sont retournés à une vie autrement plus monotone, l'un préparant son avenir dans le business de la focale et l'autre stagnant misérablement sur son lopin de soltitude; Mais heureusement le vieux Yokeshi veille au grain - revenu d'entre les morts (encore ? tout est possible en 16/9 mes agneaux) et prêt à en découdre avec la machine. A partir de maintenant vous lirez Kopfkino (le titre est bien trouvé hein ? oui mais fallait y penser) et vous vous remémorerez  son illustre ancêtre, où les wordgames et l'innocence folle de la jeunesse se faisaient florilège de sens.


Pour le souvenir - notre recueillement: nouvelle flaque


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¥.T.K. SOS ECOUTE

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insultes et compliments
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David Slade (2007)


Les films de vampires, sans vouloir faire mon relou d'entrée mes sanglants agneaux, j'en connais pas des masses de juste bons qui soient sortis dans les vingt dernières années - en même temps je fais mon cake, mais ça fait déjà une paye que je dois voir La Sagesse des Crocodiles (allergique à Juif Loi j'ai toujours repoussé l'échéance, à tort ou à raison, le dégoût du playmobil bellâtre prend le dessus). Mais je blablate encore... nous disions donc: peu de films de vampires potables - et c'est bien vrai mes brebis. Quoi ? Entretien avec un Pittou ? J'y pensais justement... mmmh, il est assez sympathique, de beaux moments, un côté romantique tout juste toc pas piqué des vers, beaux sépias, du Hollywood sans être trop du Hollywood - un charme à la fois artificiel et authentique, un film de chicots en plastique, de perruques et de fond de teint mais en même temps un beau conte poussiéreux et mélancolique; tout dépend des scènes, des interprètes aussi; Crooz cabotine pas mal & gonfle assez vite, mais Brade mon Bull reste zen et sobre, la larmiche toujours au bord du bord; je dirais qu'on peu le compter dans les justes bons - à ses côté, on rangera Une Nuit en Enfger du père Rodrigou, et le trop méconnu Near Dark de Katryn Bigelow (aka Aux Frontières de l'Aube), qui a pas vraiment bien traversé les années mais qui a son charme, envoûtant, l'ambiance crépusculaire (sans blague ?), le côté synthétique-romantique, aseptisé/naïf et l'esthétique so eighties, avec de belle scènes de flambage under the sun - un peu le film de vampires new wave en fait. Mais finalement, je regarde, je regarde, je parcours ma liste... en fait dans les vraies réussites, je vois juste le Dracula de Coppola et juste en-dessous notre bon vieux Big John- eh eh, vous reconnaitrez le fan obtus, mais Vampires est quand même bien bonnard, pourtant à chaque fois avant de le voir je me dis "noon, juste une petite série B sympatoche, du Carpenter de série"; mmmh, mais en fait non; l'humilité & la coolitude le rendent à la fois fun et pas juste con, on s'y attache à ces cow boys et à leurs armes en plastique, aux nids de goules et au système du treuil, comme tout bon Carpenter Vampires est primal et naïf, sans le côté obscur mais avec la banane - l'ami James Woods assure et à part l'autre tas baveux de frangin Baldwin qu'on sait jamais lequel est Alec lequel est Daniel c'est du tout bon, avec des répliques cultes et tout, des vampires sinon élégants ou un tant soit peu effrayants parfaitement roots et bourrins; je vous referais pas la chanson: Carpenter Ist Krieg, mes ptits moutons. Voilà, déjà Quatre chroniques en une, joli...

Je devais parler de 30 Jours de Nuit ? Ah, vraiment ? L'effet du "sans concessions tas d'cons" et du "on refait le monde en brutifiant, parce que y'en a marre des codes classiques moisis et qu'on est des gros durs nous la nouvelle génération" à encore frappé - seulement notre petit réal, voulant sans doute faire au survival de vampires ce que Alex Aja et Neil Marshall on fait au survival de freaks, a un peu beaucoup merdé le plus important: les créatures. Manifestement nos gaillards on voulu les rendrent le plus raw et bestiaux possibles, bien sûr l'idée est bonne (marre du romantisme, marre des jabots) mais merde, à aucun moment on ne peut se retenir de glousser devant ses débiles des carpates qui parlent avec une éponge dans la bouche (le chef aurait bien besoin d'aller consulter l'orthophoniste du coin au lieu de nous faire sa philosophie à deux balles) - ahlala, c'est bien con quand même, ce gros défaut, le film aurait pu être sublime, bien sûr il aurait aussi fallu virer le bienveillant quaterback Joshua Harnette et le remplacer par un acteur qui aie au moins ne serait-ce qu'une goutte de charisme - et aussi ne pas bâcler les ellipses (parce qu'on a a aucun moment l'impression qu'ils poirautent des jours dans leur bled, a part les moustaches qui poussent) - et là on aurait à coup sûr tenu une bombe. Les qualités ? Bien sûr qu'il y'en a, j'en vois au moins 3 et pas des moindres, mes choutes: une ambiance à la The Thing bien prenante, une histoire de rupture amoureuse étonnament bien gérée (à dire vrai bien plus subtile que pléthore de films prétendûment sentimentaux), et, surtout, une fin fort jolie, clairement piquée au derniers plans de Blade II mais peu importe, j'ai beaucoup aimé, limite j'en aurais versé la larmiche.

En gros, pas un aimant à anchois - mais pas digne de figurer dans la pizza kopfkinienne.




Par Kopfkino
Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 12:42
- Publié dans : Anchois
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