SEPULTURE CLUB


Certes, vous n'êtes sans doute pas légion à vous en souvenir (vous n'étiez de toute façon pas foule à vous y rendre et encore moins à daigner lire ce qu'on y torchait), qu'avant il y'avait une petite flaque cinéphilique ici-bas, créée par Takeshi Le Sushi, peaufinée par votre serviteur et gangrénée par deux zigotos nommés Hiyoko & Aiwass; que celle-ci n'a jamais grandi; qu'elle a été abandonnée - lâchement - par ses deux célèbres contributeurs qui chacun de leur côté sont retournés à une vie autrement plus monotone, l'un préparant son avenir dans le business de la focale et l'autre stagnant misérablement sur son lopin de soltitude; Mais heureusement le vieux Yokeshi veille au grain - revenu d'entre les morts (encore ? tout est possible en 16/9 mes agneaux) et prêt à en découdre avec la machine. A partir de maintenant vous lirez Kopfkino (le titre est bien trouvé hein ? oui mais fallait y penser) et vous vous remémorerez  son illustre ancêtre, où les wordgames et l'innocence folle de la jeunesse se faisaient florilège de sens.


Pour le souvenir - notre recueillement: nouvelle flaque


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¥.T.K. SOS ECOUTE

menaces terroristes, faires parts de décès & publicités mensongères:
KLAUSK@HOTMAIL.FR

insultes et compliments
---> commentaires




Jonathan Liebesman, 2006



Autant la version de 2005 m'avait fait l'impression d'un sympathique - mais juste sympathique - remake par des fans respecteux du daron et bien bloqués en mode brut sans trace de cambouis ni débordement - du brut bien rangé, dans la mouvance actuelle qui en réclame à tort l'arigo, (c'est devenu de l'usinage comme je l'ai déjà dit ailleurs), avec quelques effets moisis (le générique Faites entrer l'accusé ou le côté "ceci est une histoire vraie" mal réutilisé), autant cet épilogue, dont je n'attendais absolument rien et que je pensais être moins bon que le remake au vu des échos, m'a beaucoup plu, mes petits agneaux confits.

En fait je me rend compte qu'il est pas si différent du remake 2005 - je veux dire, le côté seventies en toc, les tons sépias, un leatherface toujours aussi bébé cadum, mais physiquement plus stylé, rough dans le sens moderne, façon butcha, plus la version originale si malsaine avec son costar qui faisait danser sa tronçonneuse comme un damné; plutôt un Leatherface patator mais sobre, massif mais pas écrasant de présence, le face-de-cuir millenium quoi --- on reprend les même et on recommence; il y'a toujours ce gros côté brut in our face - mais dans l'esprit, il est plus proche du deuxième (que j'adore) dans le sens où la déconne est toujours borderline, à la lisière du malsain, de l'incommode, au risque d'en faire trop, de se laisser aller dans l'indécent, le barbare, sans prévenir - après le mode tension jouissive (excellente idée d'avoir incorporé cette bande de bikers qui ne demande qu'à tâter de la lame) - ça déconne oui, on sourit beaucoup, souvent, le côté comique fonctionne de ce côté là, plus on frôle le carnage plus on se dit que ça sera peut être pas si drôle, finalement; les texans jouent à qui sera le plus cruel, ça rue dans les brancards, ça ricane dans ton dos, en te lattant, en te mettant le cul sur la tête - notre sergent Hartman excelle dans les répliques bien fendardes ("eh bien, on dirait que j'ai éliminé toute présence judiciaire" ahahahah), le désossage et le sadisme bon enfant - bon enfant ? Mmmmoui, et en même temps mes brebis, il y'a un plus par rapport aux versions précédentes, ce gros côté tragique-catchy (un peu à la façon de Aja dans la colline à des yeux, dans les passages de fin avec la musique superman, pou ceux qui remettront) avec quelques moments courts mais vraiment bluffants,sombres, dramatiques, soudainement, sans raison; on en fait des tonnes en y croyant, sans forcément se cacher derrière un second degré bien confortable; Leatherface est toujours ce gros nounours naïvement dévoué à la familia, qui elle est toujours aussi bonnarde à regarder. La chair à tronçonneuse, et c'est peut être bien là la cerise, se défend avec hargne et panache - nos victimes habituelles, celle à qui on hurle "mais casse toi connasse il est derrière toi !" on bel et bien disparu du langage; les scénaristes se seraient-ils rendu compte qu'on peut les pourvoir d'un cerveau ?







Par Kopfkino
Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 13:09
- Publié dans : Eté
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