Mes agneaux de paille - aujourd'hui il semblerait que l'inspiration ne soit pas de la partie. Faut dire, aussi, quel bloog bien triste - il y fait aussi soif de
présence que chez SOUM, du reste, penser à mes chers poteaux d'à côté me fait relativiser sur mon malheur; eux qui depuis cinq mois récoltent péniblement des miettes de commentaires une chro sur
cinq. Mmmmffff...
Le problème vient-il de moi ? Non, je ne puis m'y résoudre. J'ai du style, il a évolué même, un peu comme pour la conception du cognac on a mélangé plusieurs liquides, des vieux, des moins vieux,
des nobles et des classiques, avant j'étais tête dans la guidon, j'avais même pas le recul nécessaire pour voir que je postillonais comme une hystérique - maintenant ça n'a pas nécessairement
beaucoup changé, les gimmicks sont restés, crasses, inamputables, mais la vie m'a appris, tout comme les rencontres - en m'éveillant au monde qui m'entourait je me suis autoconstitué une prose
bâtarde qui me plait, par fusion de contact, in a Gogeta way, avec d'autres jeunes talents, ou vieux talents - celui des disciples ou des maîtres, voire les deux en même temps. Pour le support, on
dira ce qu'on voudra, ce semblant de design et de mise en page c'est de la merde en barre oui, du cheap done with paint avec quelques sophistications illusoires et des chantournures mais aussi
improbablement kitsch soit-il le style accroche l'oeil (j'y ai veillé), Kopfkino c'est comme un squat décrépit avec une porte de garage qui grince mais une poignée en or massif, un sofa en olivier
posé sur des piles de pneus, du Meursault dans une boîte de conserve. ça y'est, je me regarde déjà le menton... Vous l'aurez remarqué bien assez tôt (canaillous): l'édition ici, est plus que
foutraque, les articles apparaissent de pied en tête dans un désordre qui, de toute façon, ne change rien à la donne puisque à part trois hommes et une couffine, personne n'est encore Kopfkinien.
Que faire pour y remédier ? J'ai pensé à la prostitution: aller poster des liens sur allociné et filmdeculte, noircir les coms de matière focale ou autre bloog ciné, mais j'ai du respect pour ce
dernier, et aucune envie d'utiliser les deux premiers (flemme, mépris, tout ça), alors finalement, mieux vaut se laisser aller au bon vieux concept de la prof d'espagnol qui briefe ses élèves en
début d'année: "je vous demanderai une participation active; je serai pas la seule à parler, un cours est un échange, gnagnagna". Dorénavant, Kopfkino sera donc un lieu ludique - une façon de dire
que les poseurs savent aussi échanger, et laisser la parole à leurs ouailles. Jouer, mes agneaux mignons. Jouer. Mumuse avec la baballe.
Pour ce faire, je viens de ressortir des tiroirs un jeu délicieusement stupide né sur une idée de mon ancien compère Takeshi Le Sushi sur Nouvelle Flaque, qui consistait à deviner le titre d'un
film à la base d'un rébus moisi torché sur paint.
Le premier qui trouve gagne le droit de poster sa réponse.
Par Kopfkino
Mercredi 13 août 2008
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Publié dans : Toi aussi, joue avec Yokeshi
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On les aime quand même