SEPULTURE CLUB


Certes, vous n'êtes sans doute pas légion à vous en souvenir (vous n'étiez de toute façon pas foule à vous y rendre et encore moins à daigner lire ce qu'on y torchait), qu'avant il y'avait une petite flaque cinéphilique ici-bas, créée par Takeshi Le Sushi, peaufinée par votre serviteur et gangrénée par deux zigotos nommés Hiyoko & Aiwass; que celle-ci n'a jamais grandi; qu'elle a été abandonnée - lâchement - par ses deux célèbres contributeurs qui chacun de leur côté sont retournés à une vie autrement plus monotone, l'un préparant son avenir dans le business de la focale et l'autre stagnant misérablement sur son lopin de soltitude; Mais heureusement le vieux Yokeshi veille au grain - revenu d'entre les morts (encore ? tout est possible en 16/9 mes agneaux) et prêt à en découdre avec la machine. A partir de maintenant vous lirez Kopfkino (le titre est bien trouvé hein ? oui mais fallait y penser) et vous vous remémorerez  son illustre ancêtre, où les wordgames et l'innocence folle de la jeunesse se faisaient florilège de sens.


Pour le souvenir - notre recueillement: nouvelle flaque


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¥.T.K. SOS ECOUTE

menaces terroristes, faires parts de décès & publicités mensongères:
KLAUSK@HOTMAIL.FR

insultes et compliments
---> commentaires


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Gondolant ce jeu de mot, n'est-ce pas ? YOK YOK YOK !!!!

Mes agneaux en sucre; mes brebis d'amour, mes boutchous laineux; mes chers brebious... vous ne vous en rendez peut être pas compte, mais vous êtes en train d'assister à un guest anciennement ceptionnel (ce qui veut dire ex-ceptionnel, pour rappel) - celui d'une star
venue nous parler en plus amples détails de sa passion pour les croûtes nippones, les appareils dentaires géants et les lasers qui font "pwwiu pwwiu" : notre bon Raoulito, aka Saimonax, aka Cybermone, aka Tpatte sous la table, plus connu sous le cybernom de Saimone - Saimone qui me souffle d'ailleurs à l'instant dans l'oreillette droite: "j'veux rester invité pour un moment, tant que j'aurais pas le temps d'en faire un peu plus quoi...".

Saimone, on t'aime fort.




« J'ai toujours été un faux fan de S-F. En fait j'me souviens plus très bien mon premier contact avec le milieu, mais je crois que ça devait être Akira, j'étais tout gosse, et ça m'a littéralement traumatisé, tu comprendras. J'ignore si c'est pour ça que c'est un all time fav, ou simplement parce que c'est de la bombe bébé, mais le fait est que j'ai pris contact avec les fils de cuivres dans les bras, les armes laser et le futur totalitaire avec ce film. En fait on appelle ça Cyberpunk, moi j'en savais rien, j'avais même pas 10 ans, et j'ai bien regardé ce truc tout les mois pendant 10 ans encore. Je sais pas si tu te rends compte de l'impact révolutionnaire de ce machin, en France ça venait de nulle part (du Japon, en fait, on avait été éprouvé par le Club Dorothée, j'en garde les stigmates), jamais on avait vu une telle animation, un truc aussi poussé, léché, dans tout, les dessins, la fluidité, la musique (putain con, la musique quoi !) ; alors imagine quand t'es môme, t'as l'impression d'avoir grandi dans ce monde, avec les technologies qui rappetissent chaque année, et qui se multiplient en démocratisation, c'est dingue...Moi les flingues laser j'y croyais vraiment, que ça existait dans la réalité, et je le crois encore, qu'est-ce que tu t'imagines ?

 

Plus ou moins à la même période, disons quelques poignées après, j'ai découvert Ghost in the Shell, et là encore, la même ignorance, la même claque, et la même règle cyclique dans les pupilles. Je suis amoureux du Major, pas toi ? Et le pire dans tout ça, c'est que ça allait encore plus loin qu'Akira: terminal cérébral branché sur le réseau, cerveau bossté et corps artificiels, avec la police qui traque le hacker du dimanche, des effets visuels qui torchent ces même pupilles plus vieilles et plus sensibles, bien que forgées dans l'acier des sabres japonais – la myopie aura ma peau, toi même tu sais. Je fais l'impasse sur les films de S-F qui sont passés devant mes yeux en même temps, y'en a trop, que j'ai adoré, avec regrets, type 5e élément, avec panache, comme Blade Runner, en dissonance – joie + honte + jouissance + abusé + c'est trop bon, aka Matrix, le petit guide du geek incarné, oui madame.

 

Et donc, encore plus ou moins après, j'ai découvert Tetsuo, et j'te raconte pas comment j'ai pas compris. Mes yeux ils ont pas cligné pendant 50 minutes, mes membres tressautaient, tout crispé qu'ils étaient, à coller la paume sur l'accoudoir jusqu'à ce que la sueur l'en détache. Jamais j'ai subit un tel choc, encore aujourd'hui, j'en reste marqué, j'ai un corps de fer, j'suis blasé par la violence, comme si j'y étais habitué, à force de taper dessus, les yeux ont des filtres, à force, l'imaginaire aussi, on s'habitue à tout, même au pire, et c'est c'que j'venais de subir. Des barres de métal dans les jambes, dans le crâne, des excroissances sur le bras, l'épaule, un amas de matières non-organiques ne faisant qu'un avec la chair usée, et mieux, encore, une putain de bite à la foreuse. Comment veux-tu ? Y'avait rien de futuriste là dedans, c'est même en noir et blanc, aucuns effets spéciaux numériques, et merde quoi, de l'image par image ! Le truc old school par définition, un truc de puriste, de pauvres, de renégats, de punk - mais le mec il était tellement too much dans son body, c'était Tetsuo, le Tetsuo de Akira, le mec qui mute, le truc qui fait à la fois peur et envie, c'est Cyberpunk dans la forme ça coco, pas dans le fond, mais dans ce cas là, c'est vraiment la dernière chose dont on s'occupe – j't'ai pas raconté comment j'ai coulé des douilles avec de la 'ka devant l'écran ? Métaphysique, c'est un joli mot.

 

Après, j'ai cherché, sans cesse, des successeurs, des égaleurs, des inspirés, même des pas très bons mais qui se regardent... 964 Pinocchio c'est rigolo, c'est old school, hystérique, l'histoire y'en a pas, le punk il est marrant, mais ça va pas chier très loin non plus, ça donne presque mal au crâne, la focale là, beurk, et c'est quand même super cheapos le maquillage... Rubbers Lover il est déjà plus classe, moins bavard, moins démonstratif (noir et blanc, encore, toujours), mais viscéral, ah ça mon salaud, futuriste un peu, mais pas trop ; le corps il est torturé, tordu, transmuté, fusionné, haché, acier métal dans la gueule (la vraie), sons amplifiés bien cracra (miam la scie) ; bon, il est long, c'est vrai, c'est un défaut pour le genre, une heure grand max et tu rempiles, là l'experience ça fait long dans les mirettes, la tête gonfle un peu, je t'avoue.

Pour rigoler, y'a Electric Dragon 80 000 V, du Street Fighter à la Tetsuo, en version humour avec intertitre, fatality, coups spéciaux et power up. La forme évoque Tsukamomo (je suis le seul à pouvoir l'appeller comme ça, imbécile), black and white (Jeter is watching us), caméra qui bouge, riffs de guitare, corps-éléctricité, toit d'immeuble, ligne THT, Tadanobu Asano (ist krieg), tout est dit. Et ça dure 50 min mon gars, t'as vu.

 

Et comme toi aussi t'es un sale geek, faudrait pas oublier de mettre Texhnolyze, un manga, une série, Otomo like qui baise la petite Lain sans préservatif: c'est assez lent, des gros coups de jus par ici, de la pure musique, un chara d'enfer, une histoire gentillette (complots politiques, modifications corporelles au marché noir, mafia, la routine quoi), une archi qui pète (j'ai pensé à Blame! Sur le premier épisode), un personnage aussi bête que solitaire, aussi hargneux que faible, comment veux-tu² ?

 

Sûr que je vais t'épargner une liste, tu peux aller sur wikipédia sale feignant, y'a pas mal de bon matos ; j'avais surtout envie de te faire partager un petit morceau de mon intimité, et t'aider à faire le tri dans les images qui bougent – tu m'en voudras pas t'avoir omis un bon pan de cette culture de geek, sans doute que je les aime pas, et je suis trop nice aujourd'hui pour casser du sucre... P'têt bien que j'les ai pas vu aussi (Teenage Hooker Became a Killing Machine, entres autres, qui attends depuis un bail, mais ça a l'air tellement pourri, haha...). Donc pour vos lettres d'insultes, de menaces, voir en bas à gauche. Merci à vous.

 

PS: pour Existenz, j'allais quand même pas vous en parler, je veux pas voler son rôle à dumkopf, non plus.

 

 

 

Saimone



Par Kopfkino
Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 04:00
- Publié dans : Guests sans veste
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