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(M.Monaghan)Michelle, ma Michelle – ô espièglerie, ô coquins atours, ô divin regard malicieux, ô... ôoooooh, sssssss, mmmmmmmh.
Paradoxe qui ne sera pas des plus poétiques pour t'avouer ma passion : Kopfkino fond pour toi, mais il reste dur.
Shamo, Pou-Soi Cheang, 2007
Sachez juste, pour ceux qui ont lu le manga (Coq de combat, l'histoire de Ryo Narushima, qui a tué ses parents, bouffe des bites en prison, se prostitue, tabasse à mort des gus dans la rue, viole des meufs, etc...), ou même simplement les trois premiers tomes, ça suffira, que:
1 – Le senseï de Ryo est une jeune racaille (WTF ??)
2 – Ryo a une petite copine (!)
3 – Y'a un twist de merde à la fin que je vous spoile tellement c'est drôle: en fait c'est pas Ryo qui a tué ses parents... mais sa soeur !!! hahahahaha, ouhouhouh...
Bon, on peut continuer longtemps, Ryo c'est la tronche d'un fils à papa, il fait plaisir au spectateur (merci le twist), c'est filmé avec un plâtre, putain ils auraient au moins pu réussir les scènes de baston, mais non mon pote ! Attends, d'ailleurs y'a un moment où je crois que Ryo il tue son senseï dans une bataille dans la forêt (???), mais j'devais pas être très attentif.
Je crois que c'est encore pire que Dog Bite Dog, qui au moins avait de bonnes scènes bourrines.
Je vous décourage fortement d'être curieux, merci pour eux – non mais merde quoi, une histoire de japonais filmé par des chinois ??
http://films.blog.lemonde.fr/
Non, ne riez pas mes agneaux, c'est grave - bien sûr l'âge excuse bien des choses, mais le manque de goût n'est pas une question de lustres... ni de sexe, visiblement. Ne leur reste que
l'humilité, à en croire l'intitulé.
Elle: sympathique de prime abord, elle sabre comme une bonne femme, brutalement - ou essaie de parler de son ressenti - mais en faisant bien attention à ne jamais captiver le chaland.
Lui: il sabre aussi, mais avec le manche, ce qui est fâcheux; un mufle ? Même pas, une moufle ? Plutôt deux fois qu'une, avec un argumentaire des plus poilants parfois, qu'on se dit mon dieu, ce
mec doit se sentir siii utile, heureusement ça reste sobre comme avis, ajoutons que notre moufle est un amateur de cinéma classique a en juger les notes; sobre et d'une affligeante
banalité, un compte rendu de technicien - se référer au commentaire de Casino Royale (parmis pléthore d'autres) pour se rendre compte du degré de frilosité de papy
mougeot;
Yokeshi dit NON.
Ah ouais ah bon… mh mh, je vois… Quoi ? Mais qu’est-ce que tu veux que je te dise mon Quentin ? Que tu nous gonfle ? Même pas… Pauvre clown invertébré ! Même Robert a été fichu de réussir son Planète Terreur sans se regarder le torse alors qu’il y’avait bien plus matière à débandade, tsss… en fait je vais tout t’avouer, et tu vas m’entendre mon salaud, parce qu’on m’arnaque pas trois fois : tu m’inquiètes, je deviens indifférent de toi. L’indifférence y’a rien de plus cruel y paraît, c’est ce qui te rend indifférent qui craint dans la vie et qui fait qu'il y'a la guerre dans le monde et qu'on écrase des chats sans se retourner – « tout mais pas l’indifférenceeeuh, tout mais pas ce temps qui meurt » comme dirait ce chanteur juif à front panoramique dont j’ai oublié le nom. Quentin, tu crains de + en +, tu patauges dans ton caca et ça me chagrine beaucoup - je me souviens encore d’il y’a quelques années (oh, disons trois- quatre ans), quand j’aimais vanner sur ton menton, avec infiniment plus de tendresse que de cruauté. Mais sympathie & crédulité n’ont qu’un temps mon mignon – les larmes ont séché. Les blagues se sont ramollies, l’humour et la dérision se sont flétries, ridées comme la surface de la cancoillotte chaude et aujourd’hui j’ai l’impression de ne plus avoir envie de toi, de te voir comme ma grand-mère à l’hospice, le regard vide et à peine capable de tenir une tasse de thé sans éclabousser ses croquenots. Tiens, prend une serviette tu vas encore en mettre partout.
A chaque fois c’était le même piège avec toi, sacripant d’enculé de fennec : je te crachais au museau par pure gratuité, je te crachais dans le dos et ça me faisait marrer, mais je savais que c’était par amour, d’une certaine façon. Parce qu’à chaque fois j’étais le premier à me précipiter pour voir TON dernier film, à chaque fois depuis Jackie B. (qui est ton œuvre la plus pantouflarde mais finalement, la plus humble et sincère), je me faisais avoir. Parce que j’ai de l’affection pour ta sale face de bâtard, et tu le sais. Parce que le mec qui a fait Pulp Fiction et donné son rôle le plus jouissif au grand Madsen ne peut être vraiment mauvais…
Aujourd’hui c’est plus comme avant, tu te vautres dans tes propres déjections, tu te regardes la zigounette mais tu te pinces le prépuce en urinant pour lui donner du volume, tu machouilles tes souvenirs de ciné-club, tu utilises des acteurs cultes comme une brêle, et tu nous prends pour des billes avec tes références de plus en plus fumeuses, et cette manie bien mal placée de croire que tes cabotineries feront mouche sans effort scénaristique - mais les honnêtes et naïves gens comme moi suivent parce qu’ils ont l’impression de découvrir quelque chose qui soit stimulant ou au pire rafraîchissant ; sauf que non, t’inventes plus, tu recraches fade, y’a plus de grumeaux, plus de piquant, y’a que du fond de tasse de kawa sans l’amertume, t’es comme un chiard qui montre les dents au pied de papa-maman quand il a pas eu sa dose de papillotes - on te voit pas, t’es rien du tout - la péloche de ton petit dernier a beau avoir été frottée sur le bitume, c’est lisse comme un cul de collégienne, c’est que de la forme plate ta plate-forme mon Quentin, tu sais plus aligner trois mots sans devenir monotone, tu fais de la pose sans rien derrière, de l’image bien sage, tu grommelles tes vieilles resucées de répliques comme un papy qui a depuis longtemps oublié l’odeur des culottes, pauvre de toi – même niveau dialogues t’as trouvé le moyen de tomber dans la fadeur la plus totale, tout comme dans cette ambiance sans ambiance, cette frime sans piquant, cette coloration sans pigment, alors que le deuxième volume de KB, aussi moyen qu’il est et aussi imbuvable soient ses protagonistes, pouvait au moins se targuer d’avoir quelques moments forts et une vraie atmosphère, et avait la décence de ne pas faire comme son regrettable aîné le yellow number one (du cliping relou pour les gamins sans imagination), d’avoir une personnalité plus prononcée, surtout. Ici, même le gimmick des panards qui aurait pu me faire sourire est complètement raté ; les filles ? Du polystyrène ; seul mon poteau Kurt surnage, mais parce qu’il est Kurt, ce mec qui s’appelait autrefois Snake Plissken, même dans Backdraft je le kiffe tu sais, cet enfoiré de baroudeur, ça n’est donc pas du tout une preuve de réussite qu’il aie la classe ici, oh que non : il est seul dans le vide intersidéral de ce film à dialogues neutres qui se regarde le nombril en attendant un miracle, c’est tout, et je me rabat sur lui pour tenir le coup. Comme dirait Bobby à Kevin Costner dans les Incorruptibles : « t’es qu’une insigne et du bla-bla ».
Ouais, t’es devenu une bien triste loque mon Couenne-tine – mais j’attends toujours que le miracle (hypothétique) de la vieillesse se produise sur toi comme sur d’autres ; les rides de ton front THX finiront peut être par se transformer en plis de graisse qui s’épaissiront et se chevaucheront les uns sur les autres jusqu’à retomber sur ton blair puis recouvrir ta grande gueule de fouinasse ; et peut-être qu’à force de t’enfoncer dans la fosse septique, tu toucheras le fond. Y’a un chanteur de hip-hop qui a dit que pour remonter à la surface il faut creuser. Peut être qu’il a raison.
« J'ai toujours été un faux fan de S-F. En fait j'me souviens plus très bien mon premier contact avec le milieu, mais je crois que ça devait être Akira, j'étais tout gosse, et ça m'a littéralement traumatisé, tu comprendras. J'ignore si c'est pour ça que c'est un all time fav, ou simplement parce que c'est de la bombe bébé, mais le fait est que j'ai pris contact avec les fils de cuivres dans les bras, les armes laser et le futur totalitaire avec ce film. En fait on appelle ça Cyberpunk, moi j'en savais rien, j'avais même pas 10 ans, et j'ai bien regardé ce truc tout les mois pendant 10 ans encore. Je sais pas si tu te rends compte de l'impact révolutionnaire de ce machin, en France ça venait de nulle part (du Japon, en fait, on avait été éprouvé par le Club Dorothée, j'en garde les stigmates), jamais on avait vu une telle animation, un truc aussi poussé, léché, dans tout, les dessins, la fluidité, la musique (putain con, la musique quoi !) ; alors imagine quand t'es môme, t'as l'impression d'avoir grandi dans ce monde, avec les technologies qui rappetissent chaque année, et qui se multiplient en démocratisation, c'est dingue...Moi les flingues laser j'y croyais vraiment, que ça existait dans la réalité, et je le crois encore, qu'est-ce que tu t'imagines ?
Plus ou moins à la même période, disons quelques poignées après, j'ai découvert Ghost in the Shell, et là encore, la même ignorance, la même claque, et la même règle cyclique dans les pupilles. Je suis amoureux du Major, pas toi ? Et le pire dans tout ça, c'est que ça allait encore plus loin qu'Akira: terminal cérébral branché sur le réseau, cerveau bossté et corps artificiels, avec la police qui traque le hacker du dimanche, des effets visuels qui torchent ces même pupilles plus vieilles et plus sensibles, bien que forgées dans l'acier des sabres japonais – la myopie aura ma peau, toi même tu sais. Je fais l'impasse sur les films de S-F qui sont passés devant mes yeux en même temps, y'en a trop, que j'ai adoré, avec regrets, type 5e élément, avec panache, comme Blade Runner, en dissonance – joie + honte + jouissance + abusé + c'est trop bon, aka Matrix, le petit guide du geek incarné, oui madame.
Et donc, encore plus ou moins après, j'ai découvert Tetsuo, et j'te raconte pas comment j'ai pas compris. Mes yeux ils ont pas cligné pendant 50 minutes, mes membres tressautaient, tout crispé qu'ils étaient, à coller la paume sur l'accoudoir jusqu'à ce que la sueur l'en détache. Jamais j'ai subit un tel choc, encore aujourd'hui, j'en reste marqué, j'ai un corps de fer, j'suis blasé par la violence, comme si j'y étais habitué, à force de taper dessus, les yeux ont des filtres, à force, l'imaginaire aussi, on s'habitue à tout, même au pire, et c'est c'que j'venais de subir. Des barres de métal dans les jambes, dans le crâne, des excroissances sur le bras, l'épaule, un amas de matières non-organiques ne faisant qu'un avec la chair usée, et mieux, encore, une putain de bite à la foreuse. Comment veux-tu ? Y'avait rien de futuriste là dedans, c'est même en noir et blanc, aucuns effets spéciaux numériques, et merde quoi, de l'image par image ! Le truc old school par définition, un truc de puriste, de pauvres, de renégats, de punk - mais le mec il était tellement too much dans son body, c'était Tetsuo, le Tetsuo de Akira, le mec qui mute, le truc qui fait à la fois peur et envie, c'est Cyberpunk dans la forme ça coco, pas dans le fond, mais dans ce cas là, c'est vraiment la dernière chose dont on s'occupe – j't'ai pas raconté comment j'ai coulé des douilles avec de la 'ka devant l'écran ? Métaphysique, c'est un joli mot.
Après, j'ai cherché, sans cesse, des successeurs, des égaleurs, des inspirés, même des pas très bons mais qui se regardent... 964 Pinocchio c'est rigolo, c'est old school, hystérique, l'histoire y'en a pas, le punk il est marrant, mais ça va pas chier très loin non plus, ça donne presque mal au crâne, la focale là, beurk, et c'est quand même super cheapos le maquillage... Rubbers Lover il est déjà plus classe, moins bavard, moins démonstratif (noir et blanc, encore, toujours), mais viscéral, ah ça mon salaud, futuriste un peu, mais pas trop ; le corps il est torturé, tordu, transmuté, fusionné, haché, acier métal dans la gueule (la vraie), sons amplifiés bien cracra (miam la scie) ; bon, il est long, c'est vrai, c'est un défaut pour le genre, une heure grand max et tu rempiles, là l'experience ça fait long dans les mirettes, la tête gonfle un peu, je t'avoue.
Pour rigoler, y'a Electric Dragon 80 000 V, du Street Fighter à la Tetsuo, en version humour avec intertitre, fatality, coups spéciaux et power up. La forme évoque Tsukamomo (je suis le seul à pouvoir l'appeller comme ça, imbécile), black and white (Jeter is watching us), caméra qui bouge, riffs de guitare, corps-éléctricité, toit d'immeuble, ligne THT, Tadanobu Asano (ist krieg), tout est dit. Et ça dure 50 min mon gars, t'as vu.
Et comme toi aussi t'es un sale geek, faudrait pas oublier de mettre Texhnolyze, un manga, une série, Otomo like qui baise la petite Lain sans préservatif: c'est assez lent, des gros coups de jus par ici, de la pure musique, un chara d'enfer, une histoire gentillette (complots politiques, modifications corporelles au marché noir, mafia, la routine quoi), une archi qui pète (j'ai pensé à Blame! Sur le premier épisode), un personnage aussi bête que solitaire, aussi hargneux que faible, comment veux-tu² ?
Sûr que je vais t'épargner une liste, tu peux aller sur wikipédia sale feignant, y'a pas mal de bon matos ; j'avais surtout envie de te faire partager un petit morceau de mon intimité, et t'aider à faire le tri dans les images qui bougent – tu m'en voudras pas t'avoir omis un bon pan de cette culture de geek, sans doute que je les aime pas, et je suis trop nice aujourd'hui pour casser du sucre... P'têt bien que j'les ai pas vu aussi (Teenage Hooker Became a Killing Machine, entres autres, qui attends depuis un bail, mais ça a l'air tellement pourri, haha...). Donc pour vos lettres d'insultes, de menaces, voir en bas à gauche. Merci à vous.
PS: pour Existenz, j'allais quand même pas vous en parler, je veux pas voler son rôle à dumkopf, non plus.
On les aime quand même