SEPULTURE CLUB


Certes, vous n'êtes sans doute pas légion à vous en souvenir (vous n'étiez de toute façon pas foule à vous y rendre et encore moins à daigner lire ce qu'on y torchait), qu'avant il y'avait une petite flaque cinéphilique ici-bas, créée par Takeshi Le Sushi, peaufinée par votre serviteur et gangrénée par deux zigotos nommés Hiyoko & Aiwass; que celle-ci n'a jamais grandi; qu'elle a été abandonnée - lâchement - par ses deux célèbres contributeurs qui chacun de leur côté sont retournés à une vie autrement plus monotone, l'un préparant son avenir dans le business de la focale et l'autre stagnant misérablement sur son lopin de soltitude; Mais heureusement le vieux Yokeshi veille au grain - revenu d'entre les morts (encore ? tout est possible en 16/9 mes agneaux) et prêt à en découdre avec la machine. A partir de maintenant vous lirez Kopfkino (le titre est bien trouvé hein ? oui mais fallait y penser) et vous vous remémorerez  son illustre ancêtre, où les wordgames et l'innocence folle de la jeunesse se faisaient florilège de sens.


Pour le souvenir - notre recueillement: nouvelle flaque


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¥.T.K. SOS ECOUTE

menaces terroristes, faires parts de décès & publicités mensongères:
KLAUSK@HOTMAIL.FR

insultes et compliments
---> commentaires


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Par Kopfkino
Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 19:26

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Par Kopfkino
Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 01:04

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David Slade (2007)


Les films de vampires, sans vouloir faire mon relou d'entrée mes sanglants agneaux, j'en connais pas des masses de juste bons qui soient sortis dans les vingt dernières années - en même temps je fais mon cake, mais ça fait déjà une paye que je dois voir La Sagesse des Crocodiles (allergique à Juif Loi j'ai toujours repoussé l'échéance, à tort ou à raison, le dégoût du playmobil bellâtre prend le dessus). Mais je blablate encore... nous disions donc: peu de films de vampires potables - et c'est bien vrai mes brebis. Quoi ? Entretien avec un Pittou ? J'y pensais justement... mmmh, il est assez sympathique, de beaux moments, un côté romantique tout juste toc pas piqué des vers, beaux sépias, du Hollywood sans être trop du Hollywood - un charme à la fois artificiel et authentique, un film de chicots en plastique, de perruques et de fond de teint mais en même temps un beau conte poussiéreux et mélancolique; tout dépend des scènes, des interprètes aussi; Crooz cabotine pas mal & gonfle assez vite, mais Brade mon Bull reste zen et sobre, la larmiche toujours au bord du bord; je dirais qu'on peu le compter dans les justes bons - à ses côté, on rangera Une Nuit en Enfger du père Rodrigou, et le trop méconnu Near Dark de Katryn Bigelow (aka Aux Frontières de l'Aube), qui a pas vraiment bien traversé les années mais qui a son charme, envoûtant, l'ambiance crépusculaire (sans blague ?), le côté synthétique-romantique, aseptisé/naïf et l'esthétique so eighties, avec de belle scènes de flambage under the sun - un peu le film de vampires new wave en fait. Mais finalement, je regarde, je regarde, je parcours ma liste... en fait dans les vraies réussites, je vois juste le Dracula de Coppola et juste en-dessous notre bon vieux Big John- eh eh, vous reconnaitrez le fan obtus, mais Vampires est quand même bien bonnard, pourtant à chaque fois avant de le voir je me dis "noon, juste une petite série B sympatoche, du Carpenter de série"; mmmh, mais en fait non; l'humilité & la coolitude le rendent à la fois fun et pas juste con, on s'y attache à ces cow boys et à leurs armes en plastique, aux nids de goules et au système du treuil, comme tout bon Carpenter Vampires est primal et naïf, sans le côté obscur mais avec la banane - l'ami James Woods assure et à part l'autre tas baveux de frangin Baldwin qu'on sait jamais lequel est Alec lequel est Daniel c'est du tout bon, avec des répliques cultes et tout, des vampires sinon élégants ou un tant soit peu effrayants parfaitement roots et bourrins; je vous referais pas la chanson: Carpenter Ist Krieg, mes ptits moutons. Voilà, déjà Quatre chroniques en une, joli...

Je devais parler de 30 Jours de Nuit ? Ah, vraiment ? L'effet du "sans concessions tas d'cons" et du "on refait le monde en brutifiant, parce que y'en a marre des codes classiques moisis et qu'on est des gros durs nous la nouvelle génération" à encore frappé - seulement notre petit réal, voulant sans doute faire au survival de vampires ce que Alex Aja et Neil Marshall on fait au survival de freaks, a un peu beaucoup merdé le plus important: les créatures. Manifestement nos gaillards on voulu les rendrent le plus raw et bestiaux possibles, bien sûr l'idée est bonne (marre du romantisme, marre des jabots) mais merde, à aucun moment on ne peut se retenir de glousser devant ses débiles des carpates qui parlent avec une éponge dans la bouche (le chef aurait bien besoin d'aller consulter l'orthophoniste du coin au lieu de nous faire sa philosophie à deux balles) - ahlala, c'est bien con quand même, ce gros défaut, le film aurait pu être sublime, bien sûr il aurait aussi fallu virer le bienveillant quaterback Joshua Harnette et le remplacer par un acteur qui aie au moins ne serait-ce qu'une goutte de charisme - et aussi ne pas bâcler les ellipses (parce qu'on a a aucun moment l'impression qu'ils poirautent des jours dans leur bled, a part les moustaches qui poussent) - et là on aurait à coup sûr tenu une bombe. Les qualités ? Bien sûr qu'il y'en a, j'en vois au moins 3 et pas des moindres, mes choutes: une ambiance à la The Thing bien prenante, une histoire de rupture amoureuse étonnament bien gérée (à dire vrai bien plus subtile que pléthore de films prétendûment sentimentaux), et, surtout, une fin fort jolie, clairement piquée au derniers plans de Blade II mais peu importe, j'ai beaucoup aimé, limite j'en aurais versé la larmiche.

En gros, pas un aimant à anchois - mais pas digne de figurer dans la pizza kopfkinienne.




Par Kopfkino
Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 12:42
- Publié dans : Anchois
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(M.Monaghan)

Michelle, ma Michelle – ô espièglerie, ô coquins atours, ô divin regard malicieux, ô... ôoooooh, sssssss, mmmmmmmh.

 

Paradoxe qui ne sera pas des plus poétiques pour t'avouer ma passion : Kopfkino fond pour toi, mais il reste dur.


 


Par Kopfkino
Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 14:33
- Publié dans : Olives
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Shamo, Pou-Soi Cheang, 2007


Putain, ce film est une telle merde que je vais même pas vous en parler, j'aurais peur d'en faire de la publicité.

Sachez juste, pour ceux qui ont lu le manga (Coq de combat, l'histoire de Ryo Narushima, qui a tué ses parents, bouffe des bites en prison, se prostitue, tabasse à mort des gus dans la rue, viole des meufs, etc...), ou même simplement les trois premiers tomes, ça suffira, que:

 

1 – Le senseï de Ryo est une jeune racaille (WTF ??)

2 – Ryo a une petite copine (!)

3 – Y'a un twist de merde à la fin que je vous spoile tellement c'est drôle: en fait c'est pas Ryo qui a tué ses parents... mais sa soeur !!! hahahahaha, ouhouhouh...

 

Bon, on peut continuer longtemps, Ryo c'est la tronche d'un fils à papa, il fait plaisir au spectateur (merci le twist), c'est filmé avec un plâtre, putain ils auraient au moins pu réussir les scènes de baston, mais non mon pote ! Attends, d'ailleurs y'a un moment où je crois que Ryo il tue son senseï dans une bataille dans la forêt (???), mais j'devais pas être très attentif.

Je crois que c'est encore pire que Dog Bite Dog, qui au moins avait de bonnes scènes bourrines.

Je vous décourage fortement d'être curieux, merci pour eux – non mais merde quoi, une histoire de japonais filmé par des chinois ??


 


 

Saimonax

Par Kopfkino
Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 03:43
- Publié dans : Guests sans veste
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http://films.blog.lemonde.fr/

Non, ne riez pas mes agneaux, c'est grave - bien sûr l'âge excuse bien des choses, mais le manque de goût n'est pas une question de lustres... ni de sexe, visiblement. Ne leur reste que l'humilité, à en croire l'intitulé.

Elle: sympathique de prime abord, elle sabre comme une bonne femme, brutalement - ou essaie de parler de son ressenti - mais en faisant bien attention à ne jamais captiver le chaland.

Lui: il sabre aussi, mais avec le manche, ce qui est fâcheux; un mufle ? Même pas, une moufle ? Plutôt deux fois qu'une, avec un argumentaire des plus poilants parfois, qu'on se dit mon dieu, ce mec doit se sentir siii utile, heureusement ça reste sobre comme avis, ajoutons que notre moufle est un amateur de cinéma classique a en juger les notes; sobre et d'une affligeante banalité, un compte rendu de technicien - se référer au commentaire de Casino Royale (parmis pléthore d'autres) pour se rendre compte du degré de frilosité de papy mougeot;


Yokeshi dit NON.

 

Par Kopfkino
Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 13:13

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Jonathan Liebesman, 2006



Autant la version de 2005 m'avait fait l'impression d'un sympathique - mais juste sympathique - remake par des fans respecteux du daron et bien bloqués en mode brut sans trace de cambouis ni débordement - du brut bien rangé, dans la mouvance actuelle qui en réclame à tort l'arigo, (c'est devenu de l'usinage comme je l'ai déjà dit ailleurs), avec quelques effets moisis (le générique Faites entrer l'accusé ou le côté "ceci est une histoire vraie" mal réutilisé), autant cet épilogue, dont je n'attendais absolument rien et que je pensais être moins bon que le remake au vu des échos, m'a beaucoup plu, mes petits agneaux confits.

En fait je me rend compte qu'il est pas si différent du remake 2005 - je veux dire, le côté seventies en toc, les tons sépias, un leatherface toujours aussi bébé cadum, mais physiquement plus stylé, rough dans le sens moderne, façon butcha, plus la version originale si malsaine avec son costar qui faisait danser sa tronçonneuse comme un damné; plutôt un Leatherface patator mais sobre, massif mais pas écrasant de présence, le face-de-cuir millenium quoi --- on reprend les même et on recommence; il y'a toujours ce gros côté brut in our face - mais dans l'esprit, il est plus proche du deuxième (que j'adore) dans le sens où la déconne est toujours borderline, à la lisière du malsain, de l'incommode, au risque d'en faire trop, de se laisser aller dans l'indécent, le barbare, sans prévenir - après le mode tension jouissive (excellente idée d'avoir incorporé cette bande de bikers qui ne demande qu'à tâter de la lame) - ça déconne oui, on sourit beaucoup, souvent, le côté comique fonctionne de ce côté là, plus on frôle le carnage plus on se dit que ça sera peut être pas si drôle, finalement; les texans jouent à qui sera le plus cruel, ça rue dans les brancards, ça ricane dans ton dos, en te lattant, en te mettant le cul sur la tête - notre sergent Hartman excelle dans les répliques bien fendardes ("eh bien, on dirait que j'ai éliminé toute présence judiciaire" ahahahah), le désossage et le sadisme bon enfant - bon enfant ? Mmmmoui, et en même temps mes brebis, il y'a un plus par rapport aux versions précédentes, ce gros côté tragique-catchy (un peu à la façon de Aja dans la colline à des yeux, dans les passages de fin avec la musique superman, pou ceux qui remettront) avec quelques moments courts mais vraiment bluffants,sombres, dramatiques, soudainement, sans raison; on en fait des tonnes en y croyant, sans forcément se cacher derrière un second degré bien confortable; Leatherface est toujours ce gros nounours naïvement dévoué à la familia, qui elle est toujours aussi bonnarde à regarder. La chair à tronçonneuse, et c'est peut être bien là la cerise, se défend avec hargne et panache - nos victimes habituelles, celle à qui on hurle "mais casse toi connasse il est derrière toi !" on bel et bien disparu du langage; les scénaristes se seraient-ils rendu compte qu'on peut les pourvoir d'un cerveau ?







Par Kopfkino
Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 13:09
- Publié dans : Eté
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C'est donné;
Par Kopfkino
Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 12:16
- Publié dans : Toi aussi, joue avec Yokeshi
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Eh allez, un de plus ! Guess the movie, little lambs ! J'attends les réponses mes choupi-gneaux... mmh... mes rébus jolis ne vous plaisent donc pas ? Il y'en aura d'autres alors commenez dès maintenant, en ce moment je n'ai point envie de "chroniquer", je risque de me lâcher dans l'inutile;... ah oui: je précise au cas où il y'ait des réclames que je ne donnerai jamais les réponses (allons donc, ça serait beaucoup moins drôle) donc au lieu d'attendre que le peu de vie qui toussotte en ces bas lieux s'éteigne définitivement, participez activement.

Démerdez-vous avec celui-ci, en plus d'avoir accolé un indice gros comme le poing, j'ai fait en sorte qu'il soit d'une assomante évidence.





Par Kopfkino
Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 22:15
- Publié dans : Toi aussi, joue avec Yokeshi
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Mes agneaux de paille - aujourd'hui il semblerait que l'inspiration ne soit pas de la partie. Faut dire, aussi, quel bloog bien triste - il y fait aussi soif de présence que chez SOUM, du reste, penser à mes chers poteaux d'à côté me fait relativiser sur mon malheur; eux qui depuis cinq mois récoltent péniblement des miettes de commentaires une chro sur cinq. Mmmmffff...

Le problème vient-il de moi ? Non, je ne puis m'y résoudre. J'ai du style, il a évolué même, un peu comme pour la conception du cognac on a mélangé plusieurs liquides, des vieux, des moins vieux, des nobles et des classiques, avant j'étais tête dans la guidon, j'avais même pas le recul nécessaire pour voir que je postillonais comme une hystérique - maintenant ça n'a pas nécessairement beaucoup changé, les gimmicks sont restés, crasses, inamputables, mais la vie m'a appris, tout comme les rencontres - en m'éveillant au monde qui m'entourait je me suis autoconstitué une prose bâtarde qui me plait, par fusion de contact, in a Gogeta way, avec d'autres jeunes talents, ou vieux talents - celui des disciples ou des maîtres, voire les deux en même temps. Pour le support, on dira ce qu'on voudra, ce semblant de design et de mise en page c'est de la merde en barre oui, du cheap done with paint avec quelques sophistications illusoires et des chantournures mais aussi improbablement kitsch soit-il le style accroche l'oeil (j'y ai veillé), Kopfkino c'est comme un squat décrépit avec une porte de garage qui grince mais une poignée en or massif, un sofa en olivier posé sur des piles de pneus, du Meursault dans une boîte de conserve. ça y'est, je me regarde déjà le menton... Vous l'aurez remarqué bien assez tôt (canaillous): l'édition ici, est plus que foutraque, les articles apparaissent de pied en tête dans un désordre qui, de toute façon, ne change rien à la donne puisque à part trois hommes et une couffine, personne n'est encore Kopfkinien. Que faire pour y remédier ? J'ai pensé à la prostitution: aller poster des liens sur allociné et filmdeculte, noircir les coms de matière focale ou autre bloog ciné, mais j'ai du respect pour ce dernier, et aucune envie d'utiliser les deux premiers (flemme, mépris, tout ça), alors finalement, mieux vaut se laisser aller au bon vieux concept de la prof d'espagnol qui briefe ses élèves en début d'année: "je vous demanderai une participation active; je serai pas la seule à parler, un cours est un échange, gnagnagna". Dorénavant, Kopfkino sera donc un lieu ludique - une façon de dire que les poseurs savent aussi échanger, et laisser la parole à leurs ouailles. Jouer, mes agneaux mignons. Jouer. Mumuse avec la baballe.

Pour ce faire, je viens de ressortir des tiroirs un jeu délicieusement stupide né sur une idée de mon ancien compère Takeshi Le Sushi sur Nouvelle Flaque, qui consistait à deviner le titre d'un film à la base d'un rébus moisi torché sur paint.

Le premier qui trouve gagne le droit de poster sa réponse.





Par Kopfkino
Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 18:52
- Publié dans : Toi aussi, joue avec Yokeshi
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Aujourd'hui il pleut.

J'aime la pluie, c'est beau, ça mouille - j'aime la regarder par la fenêtre aussi, comme les vieux. C'est relaxant, c'est agréable. Gambader sous la pluie torse nu est aussi un plaisir. La pluie, c'est de la balle, ça déchire grave.

Un film de pluie ? Mmmmh... Seven, mes piteux agneaux bradés. Ce film est aussi plein de choses (une ville, un générique, le titre de ce générique - une ambiance) mais ce film est surtout la pluie. Je dirai même plus: la pluie est ce film - tout comme la pluie peut être she's a find, right were it belongs ou - tout simplement - la pluie qui tombe. Je me souviens, quand j'étais en études (un souvenir qui est souvent synonyme de pénible et de douloureux) une nana du genre vestige de Suicide Girl qui d'habitude m'agaçait plus qu'autre chose avec ses défensives hystériques à propos de Tim Burton et ses T-shirts altermondialistes en avait parlé, et sans doute dit la seule vérité qu'il m'a semblé l'entendre dire du temps où je la fréquentais de loin :

"Si on excepte la fin et de très brefs moments, dans Seven il pleut tout le temps. C'est pour ça que ce film est beau."



Par Kopfkino
Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 09:45
- Publié dans : Automne
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Ouais, Dewaere. Si on te dit acteur français; tu réponds Dewaere. Si on te demandes qui est le zonard le plus digne de cette vie qui n'en fait qu'à sa tête, français ou non - c'est aussi Dewaere que tu répondras, connard. Mon Djisseuse David il crêchera à côté de Patrick quand ça sera son heure, ouais. Mais rassurez-vous, je vais pas m'étaler mes agneaux mignons - les émissions posthumes prout-pipi voulues hommageantes ayant bien fleuri déjà pour dire ô combien qu'on l'aimeeeuh et que c'est trop tristeeeeuh qu'il soit plus là (tas de nazes) avant d'enchaîner sur la recette des lasagnes au chocolat comme si on passait du coke à Lalane - et les suçotteries tellemment mielleuses à la famille et aux proches que ma télé s'en ruchifie d'abeilles crassement bienveillantes (Michel, quand essstu tcasses sur ton vélo ?) - nan, nous on a la décence de rien dire dans ces moments là, messieurs les hommageurs du vice, messieurs les hypocrites sans bitte, messieurs de la petite cuite mesquine. Les Princes de la cuite vous voient même pas. Le mépris ? Même pas je vous dit; leurs yeux sont tournés vers les sommets, ils risquent pas d'entraver une seconde votre présence. Gardez vos conneries pour quand Renaud sera sec dans sa boîte, de grâce. Ouais, c'était juste pour dire que notre hypersensible Patou n'est plus là pour plus bander, depuis un bail, qu'on s'en cogne puisque c'est fini, qu'on s'en cognera jamais puisque c'est over - les coups de putes, ce genre de choses - et que je me rematte céans Série Noire pour garder la banane. C'était juste pour dire rien du tout, en fait.

La vie on peut pas s'y fier mon Patrick - c'est un concept foireux.



Par Kopfkino
Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 07:43
- Publié dans : Olives
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(Boulevard de la Mort), Quentin Tarantino, 2006

 

 

Ah ouais ah bon… mh mh, je vois… Quoi ? Mais qu’est-ce que tu veux que je te dise mon Quentin ? Que tu nous gonfle ? Même pas… Pauvre clown invertébré ! Même Robert a été fichu de réussir son Planète Terreur sans se regarder le torse alors qu’il y’avait bien plus matière à débandade, tsss… en fait je vais tout t’avouer, et tu vas m’entendre mon salaud, parce qu’on m’arnaque pas trois fois : tu m’inquiètes, je deviens indifférent de toi. L’indifférence y’a rien de plus cruel y paraît, c’est ce qui te rend indifférent qui craint dans la vie et qui fait qu'il y'a la guerre dans le monde et qu'on écrase des chats sans se retourner – « tout mais pas l’indifférenceeeuh, tout mais pas ce temps qui meurt » comme dirait ce chanteur juif à front panoramique dont j’ai oublié le nom. Quentin, tu crains de + en +, tu patauges dans ton caca et ça me chagrine beaucoup - je me souviens encore d’il y’a quelques années (oh, disons trois- quatre ans), quand j’aimais vanner sur ton menton, avec infiniment plus de tendresse que de cruauté. Mais sympathie & crédulité n’ont qu’un temps mon mignon – les larmes ont séché. Les blagues se sont ramollies, l’humour et la dérision se sont flétries, ridées comme la surface de la cancoillotte chaude et aujourd’hui j’ai l’impression de ne plus avoir envie de toi, de te voir comme ma grand-mère à l’hospice, le regard vide et à peine capable de tenir une tasse de thé sans éclabousser ses croquenots. Tiens, prend une serviette tu vas encore en mettre partout.

 

A chaque fois c’était le même piège avec toi, sacripant d’enculé de fennec : je te crachais au museau par pure gratuité, je te crachais dans le dos et ça me faisait marrer, mais je savais que c’était par amour, d’une certaine façon. Parce qu’à chaque fois j’étais le premier à me précipiter pour voir TON dernier film, à chaque fois depuis Jackie B. (qui est ton œuvre la plus pantouflarde mais finalement, la plus humble et sincère), je me faisais avoir. Parce que j’ai de l’affection pour ta sale face de bâtard, et tu le sais. Parce que le mec qui a fait Pulp Fiction et donné son rôle le plus jouissif au grand Madsen ne peut être vraiment mauvais…

 

Aujourd’hui c’est plus comme avant, tu te vautres dans tes propres déjections, tu te regardes la zigounette mais tu te pinces le prépuce en urinant pour lui donner du volume, tu machouilles tes souvenirs de ciné-club, tu utilises des acteurs cultes comme une brêle, et tu nous prends pour des billes avec tes références de plus en plus fumeuses, et cette manie bien mal placée de croire que tes cabotineries feront mouche sans effort scénaristique - mais les honnêtes et naïves gens comme moi suivent parce qu’ils ont l’impression de découvrir quelque chose qui soit stimulant ou au pire rafraîchissant ; sauf que non, t’inventes plus, tu recraches fade, y’a plus de grumeaux, plus de piquant, y’a que du fond de tasse de kawa sans l’amertume, t’es comme un chiard qui montre les dents au pied de papa-maman quand il a pas eu sa dose de papillotes - on te voit pas, t’es rien du tout - la péloche de ton petit dernier a beau avoir été frottée sur le bitume, c’est lisse comme un cul de collégienne, c’est que de la forme plate ta plate-forme mon Quentin, tu sais plus aligner trois mots sans devenir monotone, tu fais de la pose sans rien derrière, de l’image bien sage, tu grommelles tes vieilles resucées de répliques comme un papy qui a depuis longtemps oublié l’odeur des culottes, pauvre de toi – même niveau dialogues t’as trouvé le moyen de tomber dans la fadeur la plus totale, tout comme dans cette ambiance sans ambiance, cette frime sans piquant, cette coloration sans pigment, alors que le deuxième volume de KB, aussi moyen qu’il est et aussi imbuvable soient ses protagonistes, pouvait au moins se targuer d’avoir quelques moments forts et une vraie atmosphère, et avait la décence de ne pas faire comme son regrettable aîné le yellow number one (du cliping relou pour les gamins sans imagination), d’avoir une personnalité plus prononcée, surtout. Ici, même le gimmick des panards qui aurait pu me faire sourire est complètement raté ; les filles ? Du polystyrène ; seul mon poteau Kurt surnage, mais parce qu’il est Kurt, ce mec qui s’appelait autrefois Snake Plissken, même dans Backdraft je le kiffe tu sais, cet enfoiré de baroudeur, ça n’est donc pas du tout une preuve de réussite qu’il aie la classe ici, oh que non : il est seul dans le vide intersidéral de ce film à dialogues neutres qui se regarde le nombril en attendant un miracle, c’est tout, et je me rabat sur lui pour tenir le coup. Comme dirait Bobby à Kevin Costner dans les Incorruptibles : « t’es qu’une insigne et du bla-bla ».

 

Ouais, t’es devenu une bien triste loque mon Couenne-tine – mais j’attends toujours que le miracle (hypothétique) de la vieillesse se produise sur toi comme sur d’autres ; les rides de ton front THX finiront peut être par se transformer en plis de graisse qui s’épaissiront et se chevaucheront les uns sur les autres jusqu’à retomber sur ton blair puis recouvrir ta grande gueule de fouinasse ; et peut-être qu’à force de t’enfoncer dans la fosse septique, tu toucheras le fond. Y’a un chanteur de hip-hop qui a dit que pour remonter à la surface il faut creuser. Peut être qu’il a raison.


Par Kopfkino
Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 11:34
- Publié dans : Anchois
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Les John Woo, difficile d'en trouver des mauvais dans les communément admis comme Cultes - j'aime The Killer, Le Syndicat du Crime, tout comme j'aime Les Associés dont on parle plus comme d'une comédie mais qui fait tout autant zizir. Hard Boiled ? Ahah, bien sûr mes agneaux, quand j'avais 15 ans je voulais être Tequila; ce film-là me fout automatiquement une pêche monumentale si l'envie de le revoir me reprend.

Sauf qu'il y'en a un, dans le peloton, qui ne fait pas sourire. Du tout. Dans le peloton ? Non. Bien, bien au-dessus des autres. Tellement tragique, tellement amer, sanglant, et destructeur - les amitiés en ruines, la mort comme seul salut. Vous ne voyez pas lequel ?

Suivez mon regard.




[Die xue jie tou, John Woo, 1990]
Par Kopfkino
Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 14:01
- Publié dans : Automne
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Gondolant ce jeu de mot, n'est-ce pas ? YOK YOK YOK !!!!

Mes agneaux en sucre; mes brebis d'amour, mes boutchous laineux; mes chers brebious... vous ne vous en rendez peut être pas compte, mais vous êtes en train d'assister à un guest anciennement ceptionnel (ce qui veut dire ex-ceptionnel, pour rappel) - celui d'une star
venue nous parler en plus amples détails de sa passion pour les croûtes nippones, les appareils dentaires géants et les lasers qui font "pwwiu pwwiu" : notre bon Raoulito, aka Saimonax, aka Cybermone, aka Tpatte sous la table, plus connu sous le cybernom de Saimone - Saimone qui me souffle d'ailleurs à l'instant dans l'oreillette droite: "j'veux rester invité pour un moment, tant que j'aurais pas le temps d'en faire un peu plus quoi...".

Saimone, on t'aime fort.




« J'ai toujours été un faux fan de S-F. En fait j'me souviens plus très bien mon premier contact avec le milieu, mais je crois que ça devait être Akira, j'étais tout gosse, et ça m'a littéralement traumatisé, tu comprendras. J'ignore si c'est pour ça que c'est un all time fav, ou simplement parce que c'est de la bombe bébé, mais le fait est que j'ai pris contact avec les fils de cuivres dans les bras, les armes laser et le futur totalitaire avec ce film. En fait on appelle ça Cyberpunk, moi j'en savais rien, j'avais même pas 10 ans, et j'ai bien regardé ce truc tout les mois pendant 10 ans encore. Je sais pas si tu te rends compte de l'impact révolutionnaire de ce machin, en France ça venait de nulle part (du Japon, en fait, on avait été éprouvé par le Club Dorothée, j'en garde les stigmates), jamais on avait vu une telle animation, un truc aussi poussé, léché, dans tout, les dessins, la fluidité, la musique (putain con, la musique quoi !) ; alors imagine quand t'es môme, t'as l'impression d'avoir grandi dans ce monde, avec les technologies qui rappetissent chaque année, et qui se multiplient en démocratisation, c'est dingue...Moi les flingues laser j'y croyais vraiment, que ça existait dans la réalité, et je le crois encore, qu'est-ce que tu t'imagines ?

 

Plus ou moins à la même période, disons quelques poignées après, j'ai découvert Ghost in the Shell, et là encore, la même ignorance, la même claque, et la même règle cyclique dans les pupilles. Je suis amoureux du Major, pas toi ? Et le pire dans tout ça, c'est que ça allait encore plus loin qu'Akira: terminal cérébral branché sur le réseau, cerveau bossté et corps artificiels, avec la police qui traque le hacker du dimanche, des effets visuels qui torchent ces même pupilles plus vieilles et plus sensibles, bien que forgées dans l'acier des sabres japonais – la myopie aura ma peau, toi même tu sais. Je fais l'impasse sur les films de S-F qui sont passés devant mes yeux en même temps, y'en a trop, que j'ai adoré, avec regrets, type 5e élément, avec panache, comme Blade Runner, en dissonance – joie + honte + jouissance + abusé + c'est trop bon, aka Matrix, le petit guide du geek incarné, oui madame.

 

Et donc, encore plus ou moins après, j'ai découvert Tetsuo, et j'te raconte pas comment j'ai pas compris. Mes yeux ils ont pas cligné pendant 50 minutes, mes membres tressautaient, tout crispé qu'ils étaient, à coller la paume sur l'accoudoir jusqu'à ce que la sueur l'en détache. Jamais j'ai subit un tel choc, encore aujourd'hui, j'en reste marqué, j'ai un corps de fer, j'suis blasé par la violence, comme si j'y étais habitué, à force de taper dessus, les yeux ont des filtres, à force, l'imaginaire aussi, on s'habitue à tout, même au pire, et c'est c'que j'venais de subir. Des barres de métal dans les jambes, dans le crâne, des excroissances sur le bras, l'épaule, un amas de matières non-organiques ne faisant qu'un avec la chair usée, et mieux, encore, une putain de bite à la foreuse. Comment veux-tu ? Y'avait rien de futuriste là dedans, c'est même en noir et blanc, aucuns effets spéciaux numériques, et merde quoi, de l'image par image ! Le truc old school par définition, un truc de puriste, de pauvres, de renégats, de punk - mais le mec il était tellement too much dans son body, c'était Tetsuo, le Tetsuo de Akira, le mec qui mute, le truc qui fait à la fois peur et envie, c'est Cyberpunk dans la forme ça coco, pas dans le fond, mais dans ce cas là, c'est vraiment la dernière chose dont on s'occupe – j't'ai pas raconté comment j'ai coulé des douilles avec de la 'ka devant l'écran ? Métaphysique, c'est un joli mot.

 

Après, j'ai cherché, sans cesse, des successeurs, des égaleurs, des inspirés, même des pas très bons mais qui se regardent... 964 Pinocchio c'est rigolo, c'est old school, hystérique, l'histoire y'en a pas, le punk il est marrant, mais ça va pas chier très loin non plus, ça donne presque mal au crâne, la focale là, beurk, et c'est quand même super cheapos le maquillage... Rubbers Lover il est déjà plus classe, moins bavard, moins démonstratif (noir et blanc, encore, toujours), mais viscéral, ah ça mon salaud, futuriste un peu, mais pas trop ; le corps il est torturé, tordu, transmuté, fusionné, haché, acier métal dans la gueule (la vraie), sons amplifiés bien cracra (miam la scie) ; bon, il est long, c'est vrai, c'est un défaut pour le genre, une heure grand max et tu rempiles, là l'experience ça fait long dans les mirettes, la tête gonfle un peu, je t'avoue.

Pour rigoler, y'a Electric Dragon 80 000 V, du Street Fighter à la Tetsuo, en version humour avec intertitre, fatality, coups spéciaux et power up. La forme évoque Tsukamomo (je suis le seul à pouvoir l'appeller comme ça, imbécile), black and white (Jeter is watching us), caméra qui bouge, riffs de guitare, corps-éléctricité, toit d'immeuble, ligne THT, Tadanobu Asano (ist krieg), tout est dit. Et ça dure 50 min mon gars, t'as vu.

 

Et comme toi aussi t'es un sale geek, faudrait pas oublier de mettre Texhnolyze, un manga, une série, Otomo like qui baise la petite Lain sans préservatif: c'est assez lent, des gros coups de jus par ici, de la pure musique, un chara d'enfer, une histoire gentillette (complots politiques, modifications corporelles au marché noir, mafia, la routine quoi), une archi qui pète (j'ai pensé à Blame! Sur le premier épisode), un personnage aussi bête que solitaire, aussi hargneux que faible, comment veux-tu² ?

 

Sûr que je vais t'épargner une liste, tu peux aller sur wikipédia sale feignant, y'a pas mal de bon matos ; j'avais surtout envie de te faire partager un petit morceau de mon intimité, et t'aider à faire le tri dans les images qui bougent – tu m'en voudras pas t'avoir omis un bon pan de cette culture de geek, sans doute que je les aime pas, et je suis trop nice aujourd'hui pour casser du sucre... P'têt bien que j'les ai pas vu aussi (Teenage Hooker Became a Killing Machine, entres autres, qui attends depuis un bail, mais ça a l'air tellement pourri, haha...). Donc pour vos lettres d'insultes, de menaces, voir en bas à gauche. Merci à vous.

 

PS: pour Existenz, j'allais quand même pas vous en parler, je veux pas voler son rôle à dumkopf, non plus.

 

 

 

Saimone



Par Kopfkino
Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 04:00
- Publié dans : Guests sans veste
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